L’algue Klamath, un concentré de vitalité

La Klamath est une microalgue unicellulaire d’eau douce. Il s’agit de l’une des plus anciennes espèces vivantes encore présentes sur terre. Elle n’existe qu’à l’état sauvage et en un seul endroit : dans les eaux du lac Klamath, situé dans l’Oregon (États-Unis), à plus de 1000 m d’altitude.
Son nom scientifique – attention, on prend sa respiration ! – est Aphanizomenon flos-aquae (ou AFA). On doit la découverte relativement récente de cette algue bleu-vert qu’est la Klamath, à Daryl Kollman, un enseignant intimement persuadé de l’existence d’un lien entre difficultés d’apprentissage et qualité de l’alimentation. « Je savais que la concentration est un pré-requis à l’apprentissage et que les enfants en manquaient de plus en plus. Si je voulais réussir avec ma classe, il fallait faire quelque chose pour améliorer l’alimentation des enfants. »
En quête d’un aliment à haute densité nutritionnelle, il se tourna d’abord vers des algues telles que la spiruline ou la chlorella, mais ses pas finirent par le guider jusqu’au lac Klamath, dont la surface était couverte d’algues bleu-vert appartenant donc à l’espèce Aphanizomenon flos-aquae.
Comme l’histoire est belle, il s’avéra que l’algue Klamath représentait non seulement l’un des aliments, sinon l’aliment le plus complet de la planète, mais qu’elle renfermait en son sein une substance, la phényléthylamine ou PEA, qui, entre autres vertus, a celle de favoriser l’activité intellectuelle en augmentant la capacité de concentration ! À la suite d’une cure d’algue Klamath, des enfants en échec scolaire souffrant de troubles de l’attention, ont ainsi vu leur état s’améliorer, souvent au point de pouvoir interrompre leur traitement médicamenteux.
Daryl Kollman avait donc réussi à trouver « l’aliment entier » permettant d’améliorer les facultés d’apprentissage de ses élèves !
En 1982, Daryl et son frère créèrent une société ayant pour objet de récolter, traiter et distribuer l’algue Klamath. Depuis lors, la belle histoire a viré à l’aigre : Daryl a eu des ennuis avec la justice pour évasion fiscale, sans parler des procès qu’il a intentés à ses anciens partenaires en affaires, parmi lesquels figure d’ailleurs Marta, son ex-femme !
Une composition à rallonge…
Attardons-nous de suite sur la composition de la Klamath, afin que vous jugiez par vous-même de sa grande richesse en micro-nutriments.
La Klamath contient :
- la gamme complète des acides aminés (20 acides aminés) et des vitamines (14)
- un très large spectre de minéraux et oligo-éléments (60)
- des pigments végétaux : chlorophylle, phycocyanine* (voir note en fin d’article) + le spectre complet des caroténoïdes (15)
- des polysaccharides (aux vertus immunostimulantes et détoxifiantes)
- des acides gras oméga 3 (l’une des sources végétales les plus riches)
- des polyphénols et des enzymes, mais aussi des molécules spécifiques…
*La phycocyanine est un pigment bleu qui représente à lui seul environ 10 % du poids sec de la Klamath. Il a ceci de particulier qu’il contribue à stimuler la production de cellules souches au sein de la moelle osseuse.
La molécule de l’amour
Comme indiqué un peu plus haut, on trouve une bonne quantité de phényléthylamine (PEA) dans la Klamath. Cet acide aminé que le cerveau synthétise à partir de deux autres acides aminés, la phénylalanine et la tyrosine, est surnommé la « molécule de l’amour » car, lorsqu’on est amoureux, on le produit en grande quantité ! La PEA soulage la dépression et améliore l’humeur et les facultés mentales. Elle aide aussi à maintenir la libido et à mieux contrôler l’anxiété, le stress et la boulimie.
Prise isolément, la PEA serait vite dégradée par certaines enzymes de l’organisme. La nature étant bien faite, la PEA, présente dans la microalgue, est « protégée » par des molécules spécifiques capables d’empêcher cette dégradation enzymatique, d’où les bénéfices retirés d’une cure de Klamath en dépit d’un apport en PEA apparemment insuffisant – du moins aux yeux des scientifiques – pour produire les résultats escomptés au niveau neuro-psychique. Comme quoi on a toujours intérêt à rester au plus près de « l’aliment entier » toutes les fois que cela est possible !
Klamath et prévention du cancer
La Klamath présente aussi un vif intérêt dans le cadre de la prévention primaire du cancer. Plusieurs raisons à cela :
- Sa richesse en phycocyanine. Or, ce pigment protège contre les dommages oxydatifs de l’ADN.
- Sa forte teneur en caroténoïdes. Des recherches menées par le Pr Bertram de l’Université d’Hawaï ont révélé que les caroténoïdes activent un gène qui stimule la communication entre les cellules. Or, dans de nombreux cas de cancer, on observe une altération de ce processus de communication. Lorsqu’on parvient à le restaurer, la division anarchique des cellules malades s’en trouve ralentie.
- Sa capacité unique à stimuler la migration des cellules tueuses naturelles (ou cellules NK), lesquelles sont programmées pour détecter et détruire les cellules cancéreuses et les cellules infectées par des virus au sein des tissus de l’organisme. Une étude réalisée chez l’Homme par des chercheurs canadiens a montré que la microalgue stimule la migration vers les tissus de 40 % des cellules tueuses circulantes, deux heures après ingestion ! Une analyse plus approfondie des résultats a mis en évidence que cet effet était à peine détectable chez les nouveaux consommateurs, alors qu’il s’accentuait avec le temps pour devenir maximal après quelques semaines de complémentation.
De la récolte au produit fini
La Klamath est récoltée dans le lac en juillet/août, c’est-à-dire au moment de sa pleine « floraison ». Puis elle subit un séchage à la fois rapide et à température modérée (jamais plus de 70°) afin de ne pas altérer ses qualités nutritionnelles. Par ailleurs, la microalgue fait l’objet de contrôles réguliers dans le but de s’assurer qu’elle n’a pas été contaminée par la microcystine, une toxine potentiellement hépatotoxique. Tous les lots de Klamath destinés à la vente doivent ainsi être analysés afin de déterminer s’ils ont bien une valeur de microcystine inférieure à la limite de sécurité fixée par l’OMS, qui est de 1 ppm (partie par million) de microcystine pour les compléments alimentaires à base d’algues. Cette limite de sécurité est également celle retenue en France, où la commercialisation de Klamath sous forme de complément alimentaire est autorisée depuis 2009.
En pratique
Conseils d’utilisation
En entretien : de 1 à 2 g/jour.
Au cours des périodes difficiles (convalescence, examen, gros challenge professionnel, séparation affective…) : jusqu’à 3 g/jour
Dans certaines situations particulières (affections neurodégénératives, dépression installée…) : jusqu’à 5 g/jour (en concertation avec un thérapeute).
- Prendre le produit de préférence le matin à jeun et le midi avant le repas, éventuellement en milieu d’après-midi, mais pas le soir.
- Augmenter les doses progressivement. Dans le cas d’une cure d’entretien de 2 g/jour, commencer par 500 mg la première semaine, 1 g la deuxième semaine, 1,5 g la troisième semaine et 2 g à partir de la quatrième semaine.
- Diviser la dose par deux pour les enfants.
Algue Klamath
| Propriétés | Vitalisante – régénérante sanguine – immunostimulante – antioxydante – anti-inflammatoire – neuroprotectrice – antidépressive – régulatrice de l’appétit |
| Contexte d’utilisation | La Klamath se montre particulièrement utile : – chez l’enfant victime de troubles de l’attention, accompagnés ou non d’hyperactivité – chez l’adulte fatigué et/ou dépressif, avec retentissement sur l’humeur – chez le senior victime de troubles de la mémoire ou de la vision, ou simplement désireux de retrouver une meilleure sensation générale d’énergie – chez toute personne en période de convalescence ou dont l’immunité naturelle est déprimée – chez toute personne durablement exposée aux polluants environnementaux (pesticides, métaux lourds, rayonnements électromagnétiques…) – chez toute personne d’âge mûr soucieuse de se préserver des affections neurodégénératives, mais aussi des dérives cellulaires à l’origine des cancers |
Petite sélection de produits de qualité
Algue Klamath (Algotonic) – Gélules dosées à 250 mg – Existe en pots de 120 ou 360 gélules –
Les + du produit : conçu par l’importateur et distributeur « historique » de la Klamath en France + un conditionnement avantageux pour les consommateurs les plus réguliers (pot de 360 gélules) – À commander au 04 66 75 20 31 ou sur www.algotonic.com
Klamath RWpur (Nutrixeal) – Gélules dosées à 560 mg – Existe en pots de 60 ou 120 gélules –
Les + du produit : gélules fortement dosées et sans excipient – À commander au 04 81 91 66 09 ou sur nutrixeal.fr
Klamath (Flamant Vert) – comprimés dosés à 500 mg – Existe en pot de 120 comprimés – Les + du produit : comprimés sans talc ni liant + disponibilité en magasins bio.
Enfin, un produit à part, permettant d’améliorer les performances cognitives en situation de stress et de fatigue :
KlamaUp (Synphonat). Ce produit, qui contient de la klamath riche en EPA et de la rhodiole (rhodiola rosea), plante adaptogène, semble avoir été spécialement conçu pour les étudiants en pleine période d’examen ! Conseils d’utilisation : 1 comprimé 2 fois par jour à prendre à distance du petit déjeuner et du déjeuner (mais pas après 17 h). À commander au 05 34 27 00 27 ou sur www.synphonat.fr
Pour en savoir plus, n’hésitez pas à vous reporter à mon article sur la phycocyanine, publié dans le n° 122 de Belle-Santé (février 2010).
Pourquoi s’abonner à Rebelle-Santé ?
Hors-série n° 41
Plage de prix : 5,00 € à 6,50 €
