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Le diagnostic différentiel

Ou l'art d'identifier une maladie en éliminant les autres

« Alors docteur, c’est quoi comme maladie ? » Une question d’allure banale pour laquelle le médecin n’a pas toujours de réponse, notamment lorsqu’il s’agit d’une maladie rare ou lorsque les symptômes ne sont pas spécifiques d’une pathologie donnée. Gros plan sur le diagnostic différentiel qui permet d’éliminer les maladies « ressemblantes » pour ne garder que la « bonne ».

LE PROBLÈME DES MALADIES RARES
Diagnostiquer une pathologie peut s’avérer extrêmement compliqué. Nombreuses sont donc les affections qui restent sans diagnostic, jusqu’à ce que la révélation « tombe » au hasard d’une hospitalisation ou d’une consultation spécialisée. C’est le cas par exemple des maladies rares qui se comptent par milliers. Mal connues des médecins, elles demeurent encore mystérieuses et, dans bien des cas, leurs symptômes ne sont pas spécifiques, rendant le diagnostic précis encore plus difficile.

LE DIAGNOSTIC, C’EST QUOI ?
D’après le dictionnaire « Littré », le diagnostic correspond à « l’art de reconnaître les maladies par leurs symptômes et de les distinguer les unes des autres ». En clair, le médecin procède à un raisonnement médical établi sur ses connaissances propres, piochant ici et là les éléments qui vont lui permettre de diagnostiquer la maladie ou d’élaborer des hypothèses, et éliminant celles qui lui paraissent improbables.

CIBLES LES HYPOTHÈSES
Le diagnostic exact d’une pathologie doit être « ciblé » autour d’hypothèses vraisemblables, et ce avant de prescrire des examens complémentaires. Il serait en effet inconcevable, tant pour le patient que pour la Sécurité sociale, de faire un scanner, une IRM, un Pet-Scan à tous les Français souffrant pendant quelques heures d’un banal mal de tête ou d’un mal de ventre !

LES QUATRE ÉTAPES INCONTOURNABLES
> L’interrogatoire. Comme son nom l’indique, il consiste pour le médecin à interroger son patient pour recueillir tous les éléments qui vont lui servir à établir le diagnostic ou des hypothèses de diagnostic.
> L’examen clinique. c’est au médecin de faire le diagnostic en recueillant les informations et non au malade à qui il revient d’exposer les symptômes, sans l’interprétation pathologique.
> Le diagnostic différentiel. Avant dernière étape, il consiste à recouper les éléments de l’interrogatoire et de l’examen clinique afin d’établir des hypothèses diagnostiques.
> Les examens complémentaires. Les examens complémentaires servent à étayer une hypothèse diagnostique ou à l’éliminer.

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