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Pesticides : de dérogation en dérogation

Après des années de lutte, les associations de défense de l’environnement avaient enfin obtenu, en 2018, l’interdiction de l’usage des néonicotinoïdes : des pesticides dont le rôle dans la disparition des abeilles avait été largement documenté. Deux ans après seulement, les producteurs de betteraves obtenaient une dérogation à cette interdiction du gouvernement, dérogation présentée comme “exceptionnelle” et liée à la météo très chaude de 2020, et aussi considérée comme “la seule solution possible à court terme pour éviter l’effondrement de la filière sucrière en France” d’après Barbara Pompili, alors ministre de l’Environnement. 3 ans plus tard, l’usage de ces poisons est toujours en vigueur et la dérogation en passe d’être à nouveau renouvelée alors que le ministre de l’Agriculture indique lui-même que le risque de jaunisse de la betterave, pour lequel il n’y a, a priori, pas d’autre moyen de lutte, est extrêmement limité. L’association Agir pour l’Environnement a déposé plusieurs recours devant le Conseil d’État depuis 2021, mais ce dernier ne s’est toujours pas prononcé sur le sujet. En 2023, l’association lancera un recours collectif dont nous vous tiendrons informés.

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“Les abeilles” en BD

L’année 2016 a été une année catastrophique pour les apiculteurs français. Alors que plus d’un tiers de notre alimentation dépend des abeilles, véritables ambassadrices de la biodiversité et pollinisatrices indispensables, celles-ci disparaissent, menacées de toutes parts par le dérèglement climatique et l’empiétement des humains et de l’agriculture sur leur milieu.

Oui, les herbicides sans glyphosate sont aussi des poisons !

Les débats sur l’interdiction du glyphosate seraient-ils un leurre ? La molécule n’est sans doute pas la plus toxique parmi les produits qui composent le Roundup de Monsanto, mais c’est le seul déclaré. C’était déjà une des conclusions des recherches du Pr Gilles-Éric Séralini et de son équipe en 2005. À la suite d’une de ses nouvelles études sur les produits cachés dans les herbicides nouvelle génération commercialisés sans glyphosate, neuf associations de défense de l’environnement ont porté plainte le 1er décembre dernier auprès des autorités sanitaires.