10 idées reçues sur les saignements et les hémorragies

Pour séparer le vrai du faux
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« Docteur, faites vite, il y a du sang partout ! » De toutes les urgences, les saignements sont les plus anxiogènes pour les patients comme pour l’entourage. Et pourtant, ils sont rarement graves. 

1. La gravité d’un saignement dépend de sa durée

Vrai. Mais un petit saignement – type plaie de doigt, du visage ou après chute – qui se prolonge est moins dangereux qu’un saignement artériel en jet !

2. Un adulte de corpulence normale abrite environ 3 litres de sang

Faux. Il contient environ 5 litres, ce qui laisse de la marge pour les petites plaies du quotidien ! Sauf exception (traitement anticoagulant, pathologie de la coagulation…), l’arrêt d’un saignement est obtenu en 2 à 4 minutes. Le caillot définitif se forme en 10 minutes environ.

3. Quand ça saigne, c’est toujours urgent !

Faux. Sauf exception (section des gros vaisseaux), les saignements ne revêtent pas un caractère d’urgence extrême, même s’il convient de les arrêter, bien entendu. Car, dans la plupart des cas, le saignement est lié à une lésion veineuse ou capillaire et ne présente donc pas un caractère immédiat de gravité.

4. Les hémorragies internes sont beaucoup plus graves

Vrai. Moins spectaculaires mais très intenses, elles peuvent s’avérer graves, voire mortelles, comme la rupture de la rate après un traumatisme abdominal, la rupture d’un anévrysme aortique, une hémorragie digestive (rupture de varices œsophagiennes) ou encore l’hémorragie cérébrale.

5. Il faut toujours mettre un garrot

Faux. Sauf exception (amputation d’un membre avec hémorragie en jet), le garrot est dangereux et peut se solder par un arrêt cardiaque lorsqu’on le retire, voire par une amputation du membre sous le niveau du garrot. En cause, le relâchement brutal des toxines accumulées sous le niveau du garrot dans le premier cas et l’absence totale de vascularisation du membre dans le second.

6. On peut se vider de son sang lors d’une blessure cutanée

Faux. Si la perte de sang peut être effectivement spectaculaire, avec une plaie du cuir chevelu ou du visage par exemple, on ne se vide jamais de son sang. Pour autant, les hémorragies peuvent être plus importantes ou prolongées en cas de traitement par anticoagulants (aspirine, héparine, antiagrégants plaquettaires…).

7. Il faut faire un point de compression devant une hémorragie.

Vrai. Dès lors qu’il s’agit d’un saignement en jet à chaque battement cardiaque qui indique l’existence d’une plaie artérielle. Certaines plaies artérielles sont particulièrement redoutées, comme les plaies des grands plis des membres (aisselle, coude, aine, arrière du genou…) ou encore au cou. Parce qu’ils sont plus sélectifs, les points de compression ou les pansements évitent les inconvénients du garrot.

8. En cas de saignement du nez, il faut mettre la tête en avant 

Vrai. En effet, si le saignement n’apparaît plus lorsqu’on met la tête en arrière, c’est simplement parce que le sang passe par l’arrière-gorge pour s’écouler dans l’estomac. La position tête en arrière masque donc l’existence d’un saignement.

9. Certaines pathologies rendent les hémorragies plus dangereuses 

Vrai. Les patients âgés, fragiles ou encore souffrant d’une maladie cardio-vasculaire peuvent subir les effets d’une déperdition sanguine importante.

10. L’INR (International Normalized Ratio) permet de surveiller un traitement par anticoagulant.

Vrai. L’INR est un marqueur de la coagulation qui permet de comparer le temps de coagulation du patient par rapport à celui d’un patient témoin standard.

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