Santé et beauté, ça rime

La beauté, bonne pour la santé ?

Prendre soin de sa peau, se maquiller, se coiffer… des gestes peut-être pas aussi futiles qu’on pourrait l’imaginer. En effet, on connaît de mieux en mieux les relations très étroites entre la peau et le système nerveux, entre la santé de l’épiderme et l’équilibre psychique. Avec une conséquence logique : les cosmétiques contribuent à améliorer l’état de santé d’un malade, comme à préserver celui d’un bien portant*.

L’Organisation Mondiale de la Santé ne définit plus la santé comme l’absence de maladie, mais comme « un état complet de bien-être physique, psychologique et social ». Une évolution qui souligne bien à quel point ces différents facteurs (qu’on peut regrouper sous le terme de "qualité de vie") sont complémentaires et interdépendants.

À PEAU MALADE, ESPRIT SOUFFRANT... ET RÉCIPROQUEMENT !
Dans cette prise en compte globale de l’état de santé, la peau joue un rôle primordial. C’est d’abord l’organe le plus lourd (4 kg en moyenne) et le plus étendu de notre organisme, constituant une barrière naturelle qui le protège des agressions extérieures, tout en assurant les fonctions d’échange avec le monde qui nous entoure (perception sensorielle, thermorégulation, échanges métaboliques, image de soi renvoyée aux autres...).
La maladie cutanée aggrave la détresse psychologique
On sait aujourd’hui que l’impact psychologique d’un défaut cutané serait même, dans la grande majorité des cas, plus mal vécu que des maladies graves, engageant le pronostic vital, comme les troubles cardiaques ou les cancers.
Les troubles psychologiques se voient sur la peau
À l’inverse, des facteurs émotionnels ou psychiques peuvent aussi se traduire par le déclenchement ou l’aggravation d’affections cutanées, favorisant leur fréquence ou leur importance.

LES COSMÉTIQUES, MÉDICAMENTS DE LA PEAU ET DE L'ÂME
Face à ces imbrications des affections psychologiques et cutanées, les dermatologues savent depuis longtemps combien une prise en charge cosmétique constitue une démarche fondamentale dans le suivi et l’amélioration de l’état de leur patient. Les cosmétiques peuvent agir ainsi à plusieurs niveaux.

Les traitements cosmétiques ciblés
Des crèmes efficaces peuvent évidemment contribuer à diminuer une acné, réduire les démangeaisons d’une dermatite atopique, atténuer des rougeurs disgracieuses... soulageant ainsi la souffrance morale due aux troubles cutanés.
Le maquillage peut aussi intervenir en camouflage, avec le même effet observé sur l’appréciation de soi par les patients.

Les accompagnements cosmétiques
Le plaisir ressenti à l’application d’un produit d’hygiène et de beauté, comme à la vue de son efficacité, est ainsi une donnée clé dans l’effet que peut produire un cosmétique sur la santé.
Une étude menée auprès d’un groupe de jeunes hommes en pleine santé a montré que l’utilisation quotidienne de trois produits parfumés (une mousse à raser, un gel nettoyant et une crème hydratante) diminuait le sentiment d’ennui tout en augmentant la sensation de bien-être, de bonheur et de plaisir.

Les cosmétiques à l’hôpital
Les cosmétiques peuvent ainsi accompagner un traitement médical pour en potentialiser l’action grâce à l’amélioration de l’état psychologique du malade. C’est ainsi qu’ils sont entrés à l’hôpital, par exemple grâce à l’association CEW (Cosmetic Executive Woman). Cette association regroupe des femmes exerçant dans les métiers de la beauté, elle crée et anime des centres de soins esthétiques en milieu hospitalier. Ces centres rencontrent un accueil de plus en plus favorable, tant de la part des patients qui en bénéficient que des médecins des services où ils sont présents. Tous s’accordent à reconnaître leurs effets positifs sur l’état des patients.

CONCLUSION
La beauté n’est pas si futile qu’on le dit, et passer du temps dans sa salle de bain, chaque matin, pour se plaire dans le miroir n’est pas vain, mais constitue plutôt un bon réflexe pour entretenir et préserver sa santé. Alors, soignez votre peau, entretenez vos cheveux, maquillez-vous si vous en avez envie, faites-vous plaisir en utilisant quotidiennement vos produits préférés et... aimez-vous : vous aurez beaucoup plus de chance de vivre gai et en bonne santé !

* Sur la base de la thèse pour le Diplôme d’État de Docteur en pharmacie, présentée et soutenue le 27 juin 2007 par Mlle Manon Mathieu (Université de Nantes – Faculté de Pharmacie).

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