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L’Airelle Rouge (Vaccinium vitis-idaea)

Ce qui pousse en octobre pour votre santé

« En octobre, qui n’a pas de manteau doit en trouver un bientôt », particulièrement quand on a décidé de cueillir les fruits, feuilles et tiges d'espèces se plaisant surtout en milieu montagnard.

L’AIRELLE ROUGE
Ce petit arbrisseau persistant de 30 cm de haut, qui pousse jusqu’à 3000 m d’altitude, se reconnaît à ses feuilles alternes arrondies, vert luisant au-dessus et vert clair tacheté en dessous. Les fleurs blanches sont terminales. Les feuilles et les fruits sont astringents et antiseptiques. Ils sont prescrits pour un bon nombre de pathologies, mais je me contenterai d’en aborder quelques-unes.

La cueillette peut être réglementée, renseignez-vous. Les feuilles se ramassent soit avant la fructification soit après celle-ci. En cette période de l’année, c’est la deuxième solution que nous retiendrons, car la saison de fructification va bientôt s’achever. Il s’agit donc de se dépêcher de ramasser les dernières airelles et de se préparer pour la future récolte des feuilles. Faites sécher les fruits puis les feuilles sur des petits plateaux ajourés, en fines couches, à l’ombre et au sec, dans un endroit bien ventilé.

Contre les diarrhées et les cystites
> Jus : le jus d’airelle est connu pour diminuer la fréquence des cystites et pour soigner les diarrhées. Cependant, les baies crues étant acides, le jus risque de l’être aussi. Les fruits perdent de leur acidité dès les premières gelées. Vous pouvez vous-même pratiquer artificiellement cette opération en les passant préalablement au congélateur. Ensuite, utilisez un extracteur de jus ou une centrifugeuse. Les baies sont riches en acide oxalique et donc déconseillées aux personnes souffrant de calculs rénaux.

Contre les problèmes de circulation
> Infusion : mélangez à parts égales des feuilles de vigne rouge, d’hamamélis, d’airelle et de cassis. Versez une bonne cuillerée à soupe du mélange dans un litre d’eau froide. Portez à ébullition et, aux premiers bouillons, retirez du feu. Couvrez et laissez infuser un quart d’heure. Buvez deux tasses dans la journée.

Contre le teint brouillé
> Infusion : mélangez 30 g de feuilles de bouleau à 25 g d’airelles séchées et 10 g de feuilles de menthe. Dans un litre d’eau froide, ajoutez une petite poignée du mélange et faites chauffer le tout. Retirez du feu à l’ébullition, couvrez et laissez infuser un quart d’heure. Filtrez et buvez un grand bol par jour en dehors des repas et ce, pendant 21 jours. Recommencez plusieurs fois dans l’année.

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Des recettes naturelles avec la prêle des champs

La prêle des champs, Equisetum arvense, pousse dans les milieux humides et argileux. Contrairement à la prêle des marais (toxique), la prêle des champs a, soit des tiges uniquement terminées par un épi, soit des tiges stériles sans épis mais avec des feuilles. Et ce sont ces tiges feuillues qui apparaissent après les tiges en épis, ces “queues de cheval”, que vous récolterez. Si vous avez des doutes, procurez-vous la plante en herboristerie. La prêle est très riche en silicium, calcium, fer, magnésium, potassium… Elle est reminéralisante, diurétique et cicatrisante, et garantit votre bien-être mais également celui de votre jardin. Les tisanes et autres préparations doivent être prises en interne sur un temps court plusieurs fois dans l’année. Elles sont déconseillées chez les jeunes enfants et les femmes enceintes.