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Moduler son immunité grâce au mouvement

Bouger module l’immunité, la stimule si elle est paresseuse (infections répétées), la calme si elle est trop active (allergie, maladie auto-immune). Répétons ce nouveau proverbe : courir c’est prévenir (les soucis) et nager c’est rester (en bonne santé) !

L‘immunité est notre armée personnelle. Elle nous défend contre les microbes, les cancers et autres “anomalies”. À la base, tout mouvement est bénéfique, ne serait-ce que parce que respiration et circulation sanguine sont stimulées, et les muqueuses et la peau, premiers remparts anti-microbes, sont maintenues opérationnelles. À l’effort, le cerveau fabrique des neurotransmetteurs et autres hormones bénéfiques. Le muscle, quant à lui, fabrique des myokines, composés miracles impliqués dans la protection métabolique et immunitaire. En plus, en molestant gentiment le corps, on l’entraîne à mieux résister aux vraies agressions. À chaque nouvelle séance de sport, on “réveille” ses réactions, le mettant à l’affût pour repérer l’ennemi et y résister. Crucial aussi : bouger défoule, donc évacue les hormones du stress, comme le cortisol, ennemi juré de l’immunité. Certaines disciplines, comme le yoga, associent la méditation, d’autres la convivialité et les échanges, eux aussi bénéfiques pour l’immunité. En plein air, s’ajoutent les ions négatifs et des composés volatils protecteurs (les huiles essentielles des arbres, par exemple), les effets protecteurs du froid (cryothérapie) et/ou du soleil (qui participe à la synthèse de la vitamine D).

Natural killer : les cellules tueuses de microbes

Mais on peut faire encore mieux et plus précis que cela ! Notre système immunitaire est très complexe et, comme toute armée, il abrite différents types de soldats. Certains exercices renforcent plutôt les uns, d’autres plutôt les autres. Le but d’une telle organisation si sophistiquée est d’intercepter toute cellule anormale, qu’elle soit infectieuse ou cancéreuse. Selon les études : dès 15 minutes d’effort soutenu, le nombre de globules blancs augmente dans le sang ; 30 minutes, c’est encore mieux.

Le mieux est l’ennemi du bien

Souvenez-vous qu’en toute chose, il faut rechercher l’équilibre : ne pas bouger fragilise, mais trop bouger aussi. La voie la plus protectrice pour l’immunité est, comme toujours, celle de la sagesse : essayez de bouger au moins quelques minutes toutes les heures (si vous restez en position assise dans la journée, levez-vous pour faire quelques pas toutes les heures) et pratiquez chaque jour une vraie activité physique pendant 30 minutes. Voilà pour l’idéal.

Et si on est malade, peut-on faire du sport ou pas ?

Ça ne change rien si vos symptômes sont bénins et situés au visage (nez qui coule, mal de tête) : ça n’ira ni mieux ni moins bien si vous vous agitez. En revanche, si vos symptômes sont pulmonaires, ou digestifs, ou s’accompagnent de fièvre, mieux vaut vous abstenir.

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